Aujourd'hui

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Compiègne

Le véhicule est exposé au musée de la voiture de Compiègne (Oise).

Le musée de la Voiture et du Tourisme** a été fondé en 1927 à l’initiative du Touring-Club de France. Hébergé dans le château de Compiègne, il retrace l’histoire des moyens de locomotion des premiers attelages au début de l’automobile. Ce musée est un peu un diamant à dépolir, les salles auraient besoin d’un bon coup de rénovation mais les véhicules présentés sont dignes d’intérêt voire carrément exceptionnels.

Une succession de pièces présente une série d’attelages datant des XVIIIe et XIXe siècles, provenant de France ou de pays étrangers. On peut voir la brouette ou vinaigrette (XIXe) qui était tirée par un homme, un Vis à Vis d’enfant et un cabriolet hollandais de la fin du XVIIIe siècle, ou encore la Petite Victoria qui fut utilisée par la Reine Victoria lors de sa venue à Nice. Une pièce est remplie de traîneaux de toutes formes et de divers pays : traîneau en forme de cheval à queue de poisson, de dragon, imitant un vaisseau de guerre…

On s’intéresse ensuite à l’histoire du deux-roues. Sont exposées des draisiennes datant de 1820, du nom de son inventeur le baron allemand Karl Drais von Sauerbronn. Ce sont les ancêtres des bicyclettes qu’on démarrait à grands coups de pied mais dont le seul moyen de freiner et d’en descendre était de sauter ! Quelques années plus tard, en 1861, les frères Pierre et Ernest Michaux, créent le vélocipède doté des pédales au moyeu de la roue avant. En pédalant, la rotation de la roue avant mettait le vélo en mouvement. 

Dans les années 1870, en Angleterre, James Starley crée le grand Bi avec une très grande roue à l'avant, afin d’augmenter la vitesse de déplacement. Malheureusement c’est au détriment de la stabilité. Vers 1888, un vétérinaire écossais Dunlop invente un tube en caoutchouc gonflé d’air. En 1882, les frères Michelin, André et Edouard, mettent au point le premier pneu démontable. Les roues en bois cerclées de fer disparaissent au profit des pneus, ce qui améliore le confort d’utilisation. Avec la transmission par chaîne, des pneumatiques et un cadre en acier, la bicyclette était née. La collection de cycles du musée s’achève sur un étonnant vélocipède pliant mis au point par l’armée en 1914.

Dans les anciennes cuisines du château se trouve la remarquable collection automobile. Parmi la trentaine de modèles exposés, on peut voir la voiture à vapeur de De Dion Bouton, une série d’automobiles construites par Levassor… Citons « La Jamais Contente » la première auto qui franchit la barre des 100 km/h en 1899.  L’évolution des moteurs (à vapeur, électriques ou à essence…) illustre l’immédiat succès de l’industrie automobile. A voir, dans une vitrine, les voitures miniatures Citroën utilisés comme jouets. 

Dans l’ancienne cour, sous une verrière en attente de restauration, se trouve une exceptionnellecollection de berlines d’apparat (ce qu’on pourrait appeler par abus de langage des carrosses) datant des XVIIIème et XIXème siècles. Il y a quelques pièces historiques comme cette berline utilisée pour le voyage des rois d’Espagne (XVIIIème) et celle qui fut utilisée par Napoléon en 1796. Au fond, on distingue l’autochenille Citröen de la Croisière noire, cette expédition en Afrique en 1924 organisée par André Citroën.

Le Musée de la Voiture et du Tourisme ne peut se visiter que sur visite guidée, soit par le personnel d’accueil du château soit par un conférencier de la réunion des musées nationaux. Il est recommandé d’appeler pour réserver. 
Renseignements auprès du château de Compiègne : 03 44 38 47 00

Mulhouse

Une réplique exacte, en état de fonctionnement, a été réalisée en 1993, à l'initiative du Lions Club de l'aéroport du Bourget, par des élèves ingénieurs de l'université de technologie de Compiègne et des apprentis en chaudronnerie du lycée technique Mireille Grenet de Compiègne, sous la direction de Christian Wannyn.

Au début des années 90, la Commission Nationale Environnement  du District Multiple 103 France avait décidé de faire une présentation de voitures électriques à la Convention Nationale de Vincennes. Une de leurs idées était de présenter la « Jamais Contente » qui se trouve au Musée de la Voiture de Compiègne.

C’est ainsi que Christian WANNYN (L.C. de Bobigny), qui ne me connaissait pas du tout à cette époque, (j’étais Président de Région et Compiégnois) me contactait et me demandait de prendre rendez-vous avec le conservateur du Palais de notre ville, Monsieur MOULIN. Peu de temps après, nous rencontrions Mr MOULIN auquel le projet fut soumis ; avec un sourire, celui-ci nous dit que cette célèbre voiture ne quitterait plus son musée en raison des dommages qu’elle subissait à chaque sortie.

Rentrés bredouilles sur Paris, nos amis imaginaient alors de faire construire une réplique de la « Jamais Contente ». Ils reprenaient donc contact avec moi, nouvelle visite au Palais : proposition acceptée, non sans une certaine réticence….Mais messieurs DEVAUGES et CAZAUBON, conservateur et archiviste du musée nous ont tout de même bien aidés.

C’est alors qu’il fallut trouver les partenaires compétents : finances, ingénieurs, fournisseurs, main d’œuvre ; Christian et plusieurs membres de notre club se sont démenés pour mener à bien ce projet.

Finances: 15 000 F du Gouverneur en charge de l’environnement, 5 000 F du District Nord, 5 000 F du club de Christian, et autant du notre.

Partenaires : Michelin pour les pneus et jantes ; Leroy Somer pour les moteurs électriques (2) ; Renalu pour les tôles, Fulmen pour les batteries (13) Hyart et Catimel pour le bois, Daniel pour les fers, E. Ducet pour les conseils juridiques….et beaucoup d’autres, bien sûr.

Conception et réalisation : Joël DEBOUT, ingénieur, professeur de génie mécanique à l’U.T.C., ses élèves ainsi que ceux de la section carrosserie du Lycée Mireille Grenet.

L’affaire était lancée, elle irait à son terme : c’était un réel succès ; « notre » réplique était quasiment plus proche de l’originale que ce qu’il en reste au Musée ! Elle roule VRAIMENT !

Mais, en dehors de sa présentation lors de nos conventions, il fallait trouver une cause à soutenir en louant notre voiture pour des expositions ou manifestations diverses. 

Le Professeur Lucien ISRAEL, célèbre cancérologue exerçant à l’hôpital Avicenne, était membre d’honneur du club de Bobigny. Sur proposition de Christian, nous décidions d’affecter les bénéfices à son service puis, par la suite, à la lutte contre le cancer.

La présentation officielle, le baptême, dirais-je, a eu lieu le 16 Avril 1994 au Parc de Bayser, en présence de : notre Sénateur Maire Philippe MARINI,  Monsieur JOUINEAU, Sous Préfet de Compiègne, Michel MAHIEU Vice Président du Conseil Général, Michel LAVALOU, président de l’U.T.C., un représentant du Président d’E.D.F., Professeur ISRAEL, bien entendu,  deux gouverneurs du Lions Club, évidemment, et plusieurs autres personnalités.

Dans la foulée, elle partait à la Convention Nationale de Lourdes, c’était sa première sortie !

Depuis maintenant plus de quinze ans, notre « Jamais Contente » a beaucoup circulé ; outre les congrès et conventions Lions, elle est allée en Allemagne, en Italie, au Canada, aux U.S.A. elle a été exposée à  « Rétromobile » ; elle a fait l’objet de reportages dans la presse écrite et à la télévision, souvent après essais à Monthléry, sous l’œil attentif et protecteur de Christian.

Entre temps, il fallait lui trouver un refuge, ce n’était pas chose facile. Pierre NOBLET  avait accepté de l’héberger aux Etablissements Daniel, jusqu’à la cession de son entreprise, mais ses successeurs l’ayant « mise à la porte », c’est un ami, concessionnaire automobile du Club du Bourget Blanc Mesnil qui avait pris le relais ; puis Christian, ancien pilote d’avion, proche du Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget  trouvait un accord pour l’entreposer dans ce prestigieux endroit où elle se trouve maintenant.

Notre ami Christian WANNYN s’est énormément donné pour la louer, faire signer des contrats en bonne et due forme, la bichonner afin de préserver son bon état, lui trouver un lieu de repos. Que de « travail », malheureusement pas toujours reconnu à sa juste valeur, que de rigueur. Je dois dire qu’il a toujours sollicité mon avis, mon accord pour savoir si nous devions accepter ou refuser les conditions particulières de tel ou tel contrat.

A ce jour, on peut estimer à près de 150.000,00 €uros les dons qui ont été faits pour défendre la cause à laquelle notre action était destinée

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